INGÉRENCE DANS MA DIVISION - MANIPULATION D'UNE SUBORDONNÉE CONTRE MOI - FALSIFICATION DE MON AVANCEMENT.

Mlle Marie-José HASCOËT, fonctionnaire civil de catégorie C, responsable du bureau du personnel civil, auteur du rapport joint ci-après, était placée sous l'autorité du lieutenant-colonel Claude SOUCHET, chef de la division soutien. Étant secrétaire administratif de classe supérieure (catégorie B), j'étais l'adjoint de cet officier, désigné par la note de service n°11731/DEF/EMAT/SH/SOU/PC du 10/11/1995. Lire »  

Le fonctionnaire HASCOËT était de ce fait également placé sous mon autorité hiérarchique, après le lieutenant-colonel SOUCHET. 

Par conséquent, le chef d'état-major Benoît DELEUZE n'avait aucune autorité légale pour s'ingérer dans les travaux d'avancement de ma division. Ses missions et attributions, déterminées par la note de service  n°9271/DEF/EMAT/SH/SH/D du 4 septembre 1995, ne lui donnaient aucune légitimité dans le sens précité. 

En s'immisçant dans mon avancement - dans le dos de son collègue SOUCHET - en manipulant notre subordonnée, Mlle HASCOËT pour ce faire, en dénaturant les termes d'une note express du ministère de la défense (sur laquelle il avait apposé son cachet) notamment en écrivant que je n'avais que 6 ans de service pour l'avancement alors que j'en avais 30, il est clair que le chef d'état-major DELEUZE a gravement manqué au devoir de sa charge, d'autant qu'il m'avait déclassé.

Le but affiché de ce chef d'état-major était de nuire à ma carrière ! 

Si l'on sait que le général MOURRUT, chef du SHAT, alerté de ces dérives par le lieutenant-colonel SOUCHET, a couvert le chef d'état-major DELEUZE , allant jusqu'à mentir sur moi dans un rapport, arguant qu'il était obligé de tout verrouiller, sous-entendu que je fouillais dans les tiroirs, on ne peut qu'être révulsé par les agissements indignes de cet officier général et de ses collaborateurs, le colonel DICHARD, son adjoint qui a lui aussi menti sur moi ainsi que ledit chef d'état-major !


L'extrait du rapport joint ci-après prouve que le chef d'état-major DELEUZE a, sur sollicitation de ma subordonnée, Mlle Marie-José HASCOËT :

- outrepassé ses attributions en s'immisçant dans l'avancement du personnel civil, à l'insu du lieutenant-colonel SOUCHET (dont j'étais l'adjoint) seul responsable de ce travail ;

- détourné une fiche relative à l'avancement. Cette fiche, remise à Mlle HASCOËT par le lieutenant-colonel SOUCHET, était destinée au général MOURRUT ;

- changé en négatif mon rang de classement - toujours à l'insu du lieutenant-colonel SOUCHET ;

- incité Mlle HASCOËT à la discrimination raciale envers les noirs (dont je suis) qui concouraient à cet avancement - voir page suivante.

Ce papier est l'expression écrite de la haine et la jalousie que me vouait cette femme alors que je l'aidais dans son travail. Elle me les a avouées. J'ai enregistré ses confessions hypocrites !

Par ailleurs, il est tout de même singulier que des officiers, des autorités hiérarchiques, se soient vautrés dans cette fange en allant jusqu'à soudoyer une de mes subordonnées pour l'inciter à rédiger un rapport sur « le comportement » de son supérieur hiérarchique ! Ils ne m'auront vraiment rien épargné !

Ces types sont sans foi ni loi !

La page suivante démontre toute l'indignité de DELEUZE et d'HASCOËT.  

 

 

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Viré monté

Suite.

MANIPULATION ET INCITATION D'UN FONCTIONNAIRE A LA DISCRIMINATION RACIALE ENVERS LES NOIRS - DONT SON PROPRE SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE - PAR PERSONNE AYANT AUTORITÉ.

 

Nous constatons à la lecture de ce deuxième extrait que Mlle HASCOËT « tenait des propos » sur moi, son supérieur hiérarchique, dans le bureau du chef d'état-major DELEUZE ! Ce type ne lésinait sur aucun moyen pour me démolir, allant jusqu'à manipuler ma propre subordonnée contre moi !

Nous remarquerons aussi que Mlle HASCOËT atteste que ledit chef d'état-major lui a fait constater que « les postulants à cet avancement étaient deux noirs » - une collègue et moi - mais « qu'il n'y avait rien de méchant », refusant de mettre par écrit ces propos discriminatoires. Qu'est-ce que la couleur de peau vient faire dans un avancement entre fonctionnaires ! Pourquoi cette distinction sinon pour mettre à exécution sa pensée raciste ! DELEUZE est un raciste doublé d'un tortionnaire !

A l'évidence prise en flagrant délit de magouille dans mon avancement avec DELEUZE par le lieutenant-colonel SOUCHET, HASCOËT tente de dédouaner son corrupteur. En effet, les propos de DELEUZE - que j'ai entendus - n'ont pas été tenus « sur le ton de la plaisanterie » comme le dit HASCOËT, mais DELEUZE lui a bien fait constater que : cet avancement ne concernait que deux noirs, ce qui n'aurait pas d'incidence sur les autres agents du SHAT. Dans ce cas, il y a bel et bien : 

INGÉRENCE - MANIPULATION - DÉTOURNEMENT DE FICHES - MENSONGES ÉCRITS - DENATURATION ET DISSIMULATION DE DOCUMENTS OFFICIELS - INCITATION A LA DISCRIMINATION RACIALE D'UN FONCTIONNAIRE CIVIL ENVERS LES NOIRS - DONT LE SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE DE CET AGENT - PAR PERSONNE AYANT AUTORITÉ.

 

 

QUE DIT LA LOI A CE SUJET ?

 

 

la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires stipule, en son article 6 :

« La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. » Lire l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 »

Scandalisé par les agissements racistes de son collègue et son ingérence dans l'avancement du personnel civil - alors que l'officier SOUCHET en était le seul responsable - ce dernier entra dans une colère indescriptible. Il sermonna vertement notre subordonnée HASCOËT - elle le confirme dans l'extrait joint plus bas. Puis il adressa une protestation écrite à DELEUZE et informa le général MOURRUT. 

Je dispose d'une copie de la protestation tout comme le lieutenant-colonel SOUCHET. Il m'a dit l'avoir gardé chez lui. Il devra la produire devant la justice.

Néanmoins le général a couvert comme toutes les méchancetés à mon sujet !

J'ajoute que cette affaire de racisme a été le point de départ de toutes les mesures arbitraires prises à mon encontre. 

Si l'on sait que Mlle HASCOËT a avoué au cours d'un conseil de discipline auquel j'ai été soumis, le 30 janvier 1997, devant des mandataires de M. Charles MILLON alors ministre de la défense, des syndicalistes et moi-même, je cite : « J'ai été manipulée par la hiérarchie contre Monsieur YOYOTTE », on constate que ces mandataires ont couvert ces abominations - ou du moins, craignant pour leur carrière, ils ont fermé les yeux, tout en étant troublés. Nous en reparlerons...

DELEUZE et HASCOËT auraient dû être sanctionnés d'autant que HASCOËT avait planqué les textes officiels relatifs à cet avancement. Le lieutenant-colonel SOUCHET m'a demandé de les chercher, ce que j'ai fait. Je les ai retrouvés dans le bureau du personnel civil  et remis à l'officier SOUCHET.

En outre et selon la loi ces délits sont passibles de poursuites judiciaires. Il appartenait donc aux autorités du ministère de la défense - qui disposent de cette preuve - de saisir le procureur de la République comme l'impose l'article 40 du Code de procédure pénale. Il n'en a rien été. Bien au contraire, c'est moi - la victime - qui a été virée de l'armée pour avoir osé dire STOP à DELEUZE !

C'est d'autant plus scandaleux que M. Alain RICHARD devenu ministre de la défense a été alerté de ces délits par Mme Annette PEULVAST-BERGEAL, député de sa majorité - voir plus loin. On peut s'interroger sur le laxisme de ce ministre qui a laissé le racisme et la discrimination triompher une fois de plus dans les armées de la République française !

Enfin si l'on sait que le tribunal administratif et la Cour administrative de Paris sont également en possession de cette preuve - dans les délais impartis par la loi - et que les juges n'ont pas appliqué l'article 40 précité, on constate aussi que ces juges m'ont laissé face à l'arbitraire au lieu de me protéger ! Que faire alors, sinon dénoncer ce laxisme par tous les moyens !

Dès lors, on peut imaginer le calvaire vécu par un certain capitaine Alfred DREYFUS et se dire que s'il n'y avait eu un certain Émile ZOLA ce capitaine ne serait jamais revenu du bagne... 

Ca se passe - encore comme ça - dans l'armée de mon pays des droits de l'homme... 

DOUCE FRANCE... 

 

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Viré monté

 

Remarques de M. Lucien YOYOTTE, secrétaire administratif de classe supérieure (catégorie B), adjoint au chef de la division Soutien et responsable de formation du Service Historique de l’Armée de Terre, au sujet du rapport concernant « son comportement », rédigé par sa subordonnée, Mlle HASCOËT, adjoint administratif principal de 2ème classe (catégorie C), chargée du bureau personnel civil du SHAT.

   -=oOo=-

Je prends acte que le rapport en question a été réalisé le 19 septembre 1996, à la demande du général MOURRUT, sur incitation du lieutenant-colonel DELEUZE, comme les autres faux témoignages rédigés par les officiers et collègues mis à contribution pour me démolir. Ce document confirme l’entente secrète qui existait entre l’agent subalterne HASCOËT et l’officier supérieur DELEUZE. Il fait clairement ressortir l’objectif recherché par les autorités du SHAT de me présenter comme une bête immonde, même par mes propres subordonnés, pour m’évincer de l’établissement. Je m’attacherai donc à démontrer que cette pièce a été sollicitée pour masquer : l’ingérence dans ma division, les propos racistes et les malversations dans les travaux d’avancement du SHAT du lieutenant-colonel DELEUZE, en collaboration avec ma subordonnée, Mlle HASCOËT.  

1ère) Subordination :  

Mlle HASCOËT est arrivée à la même période que moi au SHAT. Après un bref passage dans une division où elle n’a pas pu s’intégrer, elle a rejoint la division Soutien (elle était présente avec moi et Mme LANOUE dans le bureau du général MOURRUT lorsque ce dernier m’a reçu en me balançant  : « Vous êtes venu au SHAT pour travailler, si ça n’va pas, je vous rentre dedans ! » Mlle HASCOËT confirme cet accueil dans un entretien audio en ma possession.   

Après le départ du chargé du bureau du personnel civil (un cadre B) et le non volontariat des deux agents en titre dans ce bureau, le poste lui a été proposé. Cette fonction comportant des responsabilités est normalement tenue par un agent de catégorie B ; Mlle HASCOËT étant, d’après le statut des fonctionnaires, un agent d’exécution (catégorie C), ce poste n’aurait jamais dû lui être attribué.  

La division Soutien est dirigée par le lieutenant-colonel SOUCHET. Il est, à ce titre, le chef du personnel civil. Cette division est composée d’autres services : le bureau budget-finances, les ateliers, le bureau personnel civil, la chancellerie, etc. Mlle HASCOËT est donc réglementairement placée sous l’autorité directe de cet officier.  

J’ai été désigné par note de service n° 11731/DEF/EMAT/SH/SOU/PC du 10 novembre 1995 pour exercer les fonctions d’adjoint au chef de la division Soutien (en sus de mon travail de responsable de formation). Mlle HASCOËT est, par voie de conséquence, placée également sous mon autorité, immédiatement après le lieutenant-colonel SOUCHET.  

2ème) Mon rôle d’adjoint :  

Étant donné mon ancienneté, mes connaissances dans le domaine du personnel et, j’ose le dire, mon inclination à privilégier les rapports humains sur l’approche sectaire des difficultés de mes subordonnés, le lieutenant-colonel SOUCHET, sur sollicitation de Mlle HASCOËT, m’a demandé si je voulais - nonobstant mes fonctions d’adjoint - aider les agents du bureau du personnel civil. J’ai accepté ; les agents de ce bureau également, et avec joie.  

Ainsi j’ai participé à différentes actions qui incombaient normalement à Mlle HASCOËT, toujours dans un esprit de camaraderie et sous le contrôle permanent du chef du personnel. J’ajoute que ma subordonnée m’a également imploré à plusieurs reprises pour l’aider dans ses tâches, notamment dans la rédaction de rapports qu’elle ne maîtrisait pas.  

Le travail que j’ai effectué (que Mlle HASCOËT présentait au général MOURRUT comme ayant été réalisé par elle !) m’autorise à dire, en toute objectivité, que mes interventions ont permis, d’abord de préserver les droits de mes collègues du SHAT, puis d’éviter que Mlle HASCOËT ne commette des erreurs et souvent des fautes préjudiciables à l’établissement, jetant ainsi le discrédit sur notre ministère, notamment au sujet d’une tentative d’escroquerie à l’emploi diligentée par M. DÉSIRÉ, chargé des ateliers - dépendant de ma Division - et M. Tanguy, chargé de mission RMI au Conseil général de l’Oise. Je dispose bien entendu de preuves accablantes à ce sujet ; le général informé a couvert ces graves dérives. 

3ème) La camaraderie :  

Cette notion est subjective. Mes rapports avec les agents du bureau personnel civil ont toujours été basés sur le respect mutuel et la volonté d’instaurer un climat de détente (cela aussi m’a été reproché par Mlle HASCOËT), ce dont nous sommes enclins naturellement, nous  « les gens de couleur », et comme la vie en collectivité nous le commande. Je l’ai appris tout au long de ma carrière militaire.  

A telle enseigne nous prenions le café, ensemble, le matin, dans le bureau du personnel civil ; souvent  je le préparais avant l’arrivée de mes subordonnés et non moins collègues. Il m’est arrivé également de les inviter au restaurant pour pérenniser cette camaraderie ; Mlle HASCOËT étant, d’ailleurs, la première à se porter candidate. C’est au cours de l’une de nos sorties qu’elle m’a fait la confidence prémonitoire suivante : «La hiérarchie ne vous aime pas (!) », confirmée dans une cassette audio. 

On ne peut pas dire que ce sentiment de camaraderie soit particulièrement développé chez ce fonctionnaire. En effet, Mlle HASCOËT ne manquait pas une occasion pour rappeler à ses collègues, je cite « la responsable du bureau, c’est : MOI ! » Aussi, j’ai été amené à plusieurs reprises à intervenir pour désamorcer des situations conflictuelles ; le lieutenant-colonel SOUCHET étant parfaitement informé de cela. Il a même reconnu que mon action était bénéfique pour notre service.  

4ème) Le rapport de Mlle HASCOËT :  

Il est quand même extraordinaire que le général MOURRUT et le lieutenant-colonel DELEUZE osent demander à un agent subalterne d’établir un rapport sur  « le comportement » de son supérieur hiérarchique, sans que le chef de la division concernée - le lieutenant-colonel SOUCHET - n’ait été mis dans la confidence.  Mes 30 ans de service, mes 12 mutations et mes différentes fonctions tant administratives que d’encadrement, m’autorisent à dire que l’autorité au SHAT se manifestait par des compromissions indignes de la part de la hiérarchie !  

S’agissant des travaux d’avancement, nous constatons que Mlle HASCOËT confirme à la 1ère page de son rapport que le lieutenant-colonel SOUCHET m’avait placé en n° 1 mais qu’elle a « consulté » le lieutenant-colonel DELEUZE (qui n’avait strictement rien à faire dans cet avancement) et que ce dernier a modifié mon rang de classement. En sollicitant l’intervention intempestive du lieutenant-colonel DELEUZE pour que cet officier défasse le travail effectué par le chef du personnel - dans le dos de ce dernier - en participant à l’élaboration d’une fiche comportant, en violation des textes officiels, des informations erronées au sujet des règles d’avancement, il est incontestable que Mlle HASCOËT a manqué à ses devoirs professionnels. Elle aurait dû être sanctionnée !  

Cette femme a ainsi démontré qu’elle était indigne d’occuper le poste sensible qui lui a été attribué. Le chef du personnel, qui n’a pas accepté cette forfaiture, en a référé avec vigueur au général MOURRUT, en présence de Mlle HASCOËT et du lieutenant-colonel DELEUZE, en apostrophant notre subordonnée.

Elle l’indique à la page 2 de son rapport ; je cite :  

« le lieutenant-colonel SOUCHET ayant eu vent des propos que j’avais tenus dans le bureau du lieutenant-colonel DELEUZE s’est mis en colère contre moi en me disant qu’il était temps que je me rende compte qu’il était mon chef, et que je devais lui obéir. Je n’avais pas à aller voir le lieutenant-colonel DELEUZE pour les travaux d’avancement, c’est le général qui doit décider. »   

Le lieutenant-colonel SOUCHET a donc reconnu qu’il y avait bien eu faute de la part de Mlle HASCOËT. J’ajoute qu’à la suite de cette infraction cet officier avait l’intention de relever cet agent de ses fonctions (nous nous étions entretenus à ce sujet). Mlle HASCOËT l’indique également dans son rapport. Par ailleurs, lorsque cet agent subalterne écrit : « Qu’elle avait consulté le lieutenant-colonel DELEUZE » à propos de l’ordre de classement effectué par le chef du personnel et « qu’elle était d’accord » avec l’officier précité parce qu’il m’avait déclassé, et qu’elle donne son avis - en fin de son rapport -  sur les notations précédentes de son supérieur hiérarchique, ainsi que sur l’augmentation de ma note chiffrée, allant même à porter un jugement sur mes notes antérieures, nous ne pouvons donc que constater qu’il y a un « brouillamini » dans l’administration du personnel civil du SHAT. Il n’est donc pas étonnant que nous en soyons arrivés-là ! Aussi, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander : 

- Qui dirige le Service Historique de l’Armée de Terre et, à ce titre, est chef d’établissement pour le personnel civil ? : - Est-ce le général MOURRUT, le lieutenant-colonel DELEUZE, ou l’agent subalterne HASCOËT ?  

- Qui est réglementairement le chef du personnel civil au SHAT, donc responsable de l’administration des agents ? : - Est-ce le lieutenant-colonel SOUCHET, le lieutenant-colonel DELEUZE, ou l’agent d’exécution HASCOËT ?  

- Pourquoi le lieutenant-colonel DELEUZE s’est il compromis dans cette opération fallacieuse, sinon pour mettre à exécution sa pensée raciste ? Les faits et les preuves le démontrent !  

Si Mlle HASCOËT s’est permise de sortir du cadre réglementaire qui est le sien, il est manifeste que cet agent subalterne dispose d’une couverture extérieure à sa division, ce qui lui donne une prépondérance sur le chef de cette division ! Alors c’est elle qui décide de l’avancement, de la notation de son supérieur hiérarchique et des autres agents du SHAT !  

Ceci me pousse à m’interroger sur la validité des travaux effectués par cet agent ; ceux-ci  n’étant pas entourés de toutes les garanties indispensables. Le manque d’altruisme de cet agent est flagrant !  

S’agissant des autres accusations selon lesquelles « je passais 80 %  de mon temps au bureau personnel civil à raconter des âneries... que je l’aurais traité de saloperie... que j’étais à la recherche de documents pour mon avocate en regardant dans la pochette du courrier...» et, comble de « l’information », elle révèle à la page 2 de son rapport que « j’allais faire sauter le SHAT (!) » et même que « j’allais faire sauter tout le monde (!) » C’est grotesque !  

Il est évident que cette femme PRISE  EN  FLAGRANT  DÉLIT  DE  MALHONNÊTETÉ envers moi, avec le lieutenant-colonel DELEUZE, par son propre chef de service, le lieutenant-colonel SOUCHET, tente, par tous les moyens, de minimiser sa véritable culpabilité dans cette affaire.  

Enfin, elle se fourvoie dans ses précisions quant aux « 80 % du temps que je passais dans son bureau. » Les dossiers du personnel que je devais constamment compulser se trouvant dans ledit bureau, il est donc logique que je m’y rende épisodiquement. Il en est de même lorsque je devais l’assister dans sa tâche ou remplacer -amicalement - l’ensemble des agents de ce bureau  (dont elle-même) pour leur permettre de bénéficier d’une journée de congé !                                                                                                

Ce jour-là je n’ai pas passé « 80% de mon temps à raconter des âneries dans son bureau », mais bien 100 % de mon temps à la remplacer ! Nous remarquerons qu’elle n’en parle pas ! Elle m’a confirmé ce remplacement dans un entretien qui a été enregistré.  

Par ailleurs, étant l’adjoint du lieutenant-colonel SOUCHET cet officier m’avait, logiquement et réglementairement, autorisé à prendre connaissance du courrier, au même titre que lui, d’autant que lorsqu’il s’absentait je devenais ipso facto le chef de la Division. Aussi, lorsque Mlle HASCOËT indique que j’étais « à la recherche de documents pour mon avocate en regardant dans la pochette du courrier » je ne peux m’empêcher de dire que ces accusations sont diffamatoires et que cette femme est méprisable !  

Aussi, il est clair que ce non rapport - qui en définitive est un faux témoignage - est l’expression écrite de la jalousie que Mlle HASCOËT manifestait à mon endroit, débouchant sur la haine et la calomnie. Je rappelle que cet agent m’a avoué cette jalousie lors d’un entretien téléphonique (qui a été enregistré), confirmée devant les membres du conseil de discipline. Mlle LECLERC, une de ses collègues de bureau, a également et formellement démenti, devant les membres de ce conseil, toutes les accusations de Mlle HASCOËT. Le comportement de cet agent subalterne est inqualifiable !  

Nous remarquerons également que Mlle HASCOËT confirme aux pages 3 et 4 de son rapport le conciliabule raciste qu’elle a eu avec le lieutenant-colonel DELEUZE, précisant qu’elle a refusé de me rédiger un témoignage écrit à ce sujet ; je cite : « On ne pourra me traiter de raciste, car tous les deux (M. YOYOTTE et Mlle PONNOU) sont noirs ». 

Quoi qu’elle dise, en cherchant à minimiser les propos de son corrupteur, il est indéniable que ces critères n’auraient jamais dû être énoncés ! Mlle HASCOËT et le lieutenant-colonel DELEUZE semblent découvrir, à la faveur de notre avancement, que les deux agents en concurrence sont d’une autre couleur de peau que la leur !  

Compte tenu du contexte dans lequel ces propos ont été tenus, il est évident qu’ils ont une connotation raciste ; M. DELEUZE faisant ainsi une ségrégation entre les agents. Il y donc au SHAT : ceux qui sont noirs et ceux qui ne le sont pas !  

Non seulement le lieutenant-colonel DELEUZE n’avait strictement rien à voir dans les travaux d’avancement du personnel civil (ces missions déterminées par le général MOURRUT ne l’y autorisant aucunement), cet officier, en tenant de tels propos, a sciemment violé les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 qui dispose :  

« Aucune distinction ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur sexe, de leur état de santé, de leur handicap ou de leur appartenance ethnique. »  

Enfin, le respect intangible de l’homme doit l’emporter sur genre de commentaire, qui plus est dans un organisme d’Etat et par un supérieur hiérarchique, d’autant que la loi réprouve cette ségrégation entre fonctionnaires.  

*

*    *

Si le lieutenant-colonel DELEUZE s’est permis de transgresser cette loi, il est incontestable que cet officier a une tournure d’esprit raciste et son discours avait une intention caractérisée de me nuire, compte tenu des conséquences graves pour ma carrière qui en découleraient sans l’intervention du lieutenant-colonel SOUCHET. En 30 années de présence dans l’Armée, c’est la première fois que je suis confronté à un officier, supérieur de surcroît, qui se permet de faire ce genre de différenciation entre agents !  

Par ailleurs, je précise que Mlle HASCOËT m’a également avoué qu’elle avait été piégée par les autorités du SHAT. Elle a employé le terme « manipulé » devant les membres du conseil de discipline, pensant que son rapport resterait  sous le manteau  comme le lieutenant-colonel DELEUZE et le général MOURRUT le lui avaient promis ; ce qui confirme la collusion entre ces officiers et le cynisme de Mlle HASCOËT.  

Il semblerait effectivement qu’elle ait été lâchée car, selon ses confidences, ces officiers lui auraient demandé de me « charger » au maximum et que son papier ne servirait qu’à rédiger un rapport final par le général. Manque de pot, son rapport a été joint tel quel ! Il est vrai qu’elle n’est pas à un revirement près puisqu’elle indique dans son rapport ; je cite :  

« je m’attendais  à être virée de mon bureau... le Lieutenant-colonel SOUCHET... m’a dit qu’il m’avait comprise et qu’il me soutiendrait s’il m’arrivait quelque chose. »  

Sentant tourner le vent elle a cherché à mouiller le lieutenant-colonel SOUCHET dans une affaire de HARCÈLEMENT SEXUEL en m’informant - en présence de Mme COLIN (agent du bureau budget-finances) - que cet officier lui avait notamment demandé ; je cite :  

« Quand est-ce qu’on tire un coup... » 

et qu’elle avait peur de monter dans l’ascenseur seule avec lui (!) Je n’y crois pas un seul instant ! J’ai eu froid dans le dos en l’écoutant, d’autant qu’un autre officier (capitaine) a été muté manu militari justement au sujet du harcèlement sexuel auquel il s’était livré envers un sous-officier féminin.  

Tout cela est  d’une bassesse inqualifiable ! Je suis formel et convaincu, le lieutenant-colonel SOUCHET n’a jamais fait une telle proposition à Mlle HASCOËT. J’ai été l’adjoint de cet officier durant une année, partageant le même bureau que lui, je suis donc bien placé pour apporter un cinglant démenti aux accusations de cet agent. Il est vrai que cette femme n’avait pas hésité à annoncer à ses autres collègues et à moi-même que le lieutenant-colonel SOUCHET lui avait dit à son arrivée au SHAT ; je cite :  

« Je ne connais qu’une banque : c’est la banque du sperme... »

Enfin, pour se faire une idée de l’état d’esprit de Mlle HASCOËT, il faut savoir qu’elle a eu de graves difficultés relationnelles avec ses collègues de l’administration centrale où elle exerçait ses fonctions avant son affectation au SHAT ; un blouson en cuir qu’elle avait laissé sur un porte manteau a été lacéré. Les autorités du SHAT en ont été informées. Cette déplorable affaire a fait apparaître qu’au Service Historique de l’Armée de Terre il n’y avait pas véritablement une délimitation des attributions de chacun, ni de ligne de conduite en ce qui concerne LE RESPECT DE L’AUTRE, L’ÉTHIQUE et LA DÉONTOLOGIE.

L’enchevêtrement des responsabilités, le non respect des règles en matière de gestion du personnel civil, l’implication des agents du bureau budget-finances du SHAT dans des malversations (1), les dérives racistes, xénophobes et antisémites d’officiers supérieurs, la manipulation d’agents subalternes au détriment de leur supérieur hiérarchique, etc., font que cet établissement d’Etat se distinguait par un incroyable laisser-aller ; les autorités supérieures du ministère de la défense ne pouvaient ignorer !  

*

*    *  

Les propos racistes du lieutenant-colonel DELEUZE, son ingérence dans le travail d’avancement du personnel civil, ses malversations avec Mlle HASCOËT - alliés à la démission de l’autorité - ont été le point de départ de cette sale affaire, ce qui a eu des conséquences extrêmement graves pour moi, entraînant la perte de mon emploi.  

En ne sanctionnant pas les véritables coupables l’administration du ministère de la défense m’a désigné d’office comme celui par qui le scandale est arrivé. C’est pourquoi, et compte tenu de l’orientation donnée à ce dossier, je m’autorise à dire qu’au Service Historique de l’Armée de Terre, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, la manipulation, les faux témoignages et le harcèlement moral avaient droit de cité. Ceux qui en étaient victimes n’avaient qu’une seule et unique alternative : LA FERMER sinon ils étaient VIRÉS !  

Étant donné la nature de cette affaire, le niveau de fonctions et le grade des militaires concernés, il incombait au ministre de la Défense, EN PERSONNE, de s’impliquer. Il est indéniable que sa responsabilité est engagée - certes par-devers lui. Il n’en demeure pas moins que les fonctionnaires qui ont couvert ces opérations l’on fait EN SON NOM, d’autant qu’il en a été informé par des parlementaires ! Il a donc le devoir de faire le ménage dans son ministère et de réparer cette injustice dont a été victime un fonctionnaire d’Etat placé sous sa coupe, en ordonnant ma réintégration au SHAT ; il y va de l’honneur de nos Armées et de la vie d’un homme !  

En conclusion, il apparaît qu’il n’y a pas d’affaire YOYOTTE mais bel et bien une affaire MOURRUT, DICHARD et DELEUZE et, en définitive, l’affaire d’un service de l’Etat, abandonné et pillé dont un agent, qui a toujours servi cet Etat avec honneur et fidélité, a été outragé, opprimé et tyrannisé par ses supérieurs hiérarchiques, durant une année entière ! Il a voulu relever la tête il a été brisé, puis éliminé. C’est terrifiant !

 

A Paris, le 21 septembre 1996

Lucien Yoyotte

(1) Le lieutenant-colonel SOUCHET, aidé par moi, voulait remettre de l’ordre dans les finances du SHAT et faire cesser les malversations impliquant des agents de notre division, il n’est donc pas étonnant que le général et ses collaborateurs, ne pouvant nous corrompre, aient tout fait pour m’éliminer !