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Monsieur Lucien YOYOTTE
A
Paris, le 8 octobre 2004
6,
Avenue de la Porte Pouchet
Escalier
D
75017
PARIS
tél. :
01.46.27.35.51
En recommandé
avec accusé réception
courriel :
yoyotte.lucien@wanadoo.fr
A
|
Madame
TOLINOS
chef
de division - Trésor Public
Direction
générale de la comptabilité publique
Recette
générale des finances
94,
rue Réaumur
75104
PARIS CEDEX 02.
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Copie
avec pièces jointes à
M.
le président du tribunal
administratif de Paris
7,
rue de Jouy
75181
PARIS
Cedex
04
Réf :Dossier
n° : 9911875/5-1
M.
Lucien YOYOTTE
c/MINISTERE DE LA DEFENSE.
|
Autres
destinataires in fine
Madame,
Je
réponds point par point à votre lettre du 4 août 2004, que
j’ai reçue à mon retour de mon île – la Martinique - où
j'ai été placarder des affiches dénonçant le crime dont j’ai
été victime dans l’armée française. Pour être assuré de ne
pas me tromper, je reporte textuellement votre lettre ci-après
:
« Objet
: Recouvrement des créances de l'Etat étrangères à l'impôt et
au domaine.
Référence
: 070 001 075 81111 1998 58. »
« Monsieur,
Pour
faire suite à votre
lettre du 10 mai 2004, adressée à M. le président de la République, et transmise à mes
services le 7 juillet 2004,
vous trouverez ci-joint une déclaration de recette d'un montant
de 1.786,21 €
correspondant au versement à ma caisse, le 2 août 2004, par le Crédit Agricole
d'Ile-de-France. Je vous
prie d'agréer », etc.
Votre
lettre du 4 août 2004 appelle de ma part les observations et
interrogations suivantes :
Vous
prétendez, Madame la chef de division, que j'ai adressé une lettre, le 10 mai 2004, au président de la République
et que celle-ci vous a été retransmise.
Vous l'avez lue. Vous avez donc
noté que je dénonçais, notamment, la torture, le
racisme, la diffamation,
etc., dont j'ai été victime de la part d'officiers - dont un général.
En vous renvoyant une lettre qui lui était destinée, le président
de la République, chef des armées, ne se serait donc pas senti
« préoccupé » par :
- la méthode de commandement basée sur le despotisme appliquée
à mon endroit, en 1995-1996, par le général MOURRUT, le colonel
DICHARD et le lieutenant-colonel DELEUZE, au Service historique de
l'armée de terre - SHAT - situé dans le château de Vincennes où
j’étais traité comme un esclave ;
-
les menaces (je
vous rentre dedans)
du général MOURRUT en m’accueillant, le 4 septembre 1995, en présence de ses
collaborateurs et deux agents civils arrivés avec moi au
SHAT - alors qu'il était en état d’ébriété avancé
dans l'exercice de ses fonctions - et les écrits orduriers de
ce général (chié du papier) sur une lettre que je lui
avais adressée pour raisons de santé ;
-
le sordide dessein du lieutenant-colonel DELEUZE, chef d’état-major,
qui voulait me caser, tel un déchet, dans
UN LOCAL DEBARRAS avec des
photocopieurs ou
dans UN LIEU DE PASSAGE à mon arrivée, alors
que, muni de béquilles – et rejeté de partout - j’attendais assis dans les « chiottes », aucun chef de
division ne voulait de moi, chacun venant me mirer telle une bête
sauvage ;
- la fiche du 8 novembre 1995, du
lieutenant-colonel SOUCHET, chef du personnel, adressée au
colonel de KERMADEC, par laquelle l’officier SOUCHET
s’opposait fermement à son collègue DELEUZE en dénonçant cet
apartheid. Exigeant que je sois nommé son adjoint, il me récupéra
dans son bureau pour me protéger contre les agressions et
autres violences et diffamations de ses collègues officiers. Néanmoins
le harcèlement ne cessait, chaque jour qui passait voyait pointer
une entourloupe ;
- la manipulation de ma
subordonnée, Mlle HASCOËT, la falsification de mon avancement,
le tri sélectif fait entre les fonctionnaires noirs (dont je
suis) et les autres agents du SHAT, et l'incitation de Mlle HASCOËT à la
discrimination raciale à mon endroit, toujours par l'officier
DELEUZE ;
- le compte-rendu de Mlle
HASCOËT, du 19 septembre 1996, attestant les délits précités ;
-
les propos orduriers (canard
boiteux) à mon endroit du
colonel DICHARD, adjoint du général, et le discours négationniste
de ce colonel qui m'avait
vociféré - lors d’une réunion -
« La direction centrale nous emmerde ! Ca n'est tout de même
pas le fichier des juifs ! »
parce que je souhaitais, pour mon travail, la réalisation d'un
fichier de mes collègues. A l'évidence, pour ce colonel, le
fichier créé sur les juifs n'est qu'un banal fichier de
personnes !
J'ai été le seul à m'en indigner. Ce colonel - qui n'en demeure
pas moins un citoyen - m'a descendu dans un rapport fallacieux.
En vous renvoyant ma lettre, le président de la République,
garant de l’unité nationale, qui a déclaré au peuple : « LORSQU’ON
S’ATTAQUE A UN JUIF EN FRANCE, C’EST A LA FRANCE ENTIÈRE
QU’ON S’ATTAQUE »
n'aurait
pas été
«
troublé »
par les propos de ce colonel qui jètent l’opprobre sur l’armée d’autant
qu’il a avoué - devant des délégués de
M. MILLON, ministre de défense et moi-même - avoir « parlé des juifs. »
Le président de la France n’aurait pas aussi été « surpris »
par :
-
le bon plan d’un agent
de créer un fond historique au SHAT avec le quotidien Présent, organe du Front
National (30 exemplaires en ma possession). Doit-on archiver ce
journal dans l’armée ? J’ai informé le général
MOURRUT. Il m’envoya paître. J’ai alerté le ministère. Ils
ont couvert ;
-
la bestialité de mon subordonné OZONAS qui, ivre, avait
sauvagement agressé ma fille dans mon établissement ouvert au
public. Celle-ci
a fait une crise d’épilepsie dans mes bras ;
-
les propos particulièrement infamants de l’officier DELEUZE qui
vomissait - avec ses collègues officiers - la rumeur selon
laquelle J'AVAIS
DES RELATIONS SEXUELLES AVEC MA FILLE ;
-
la
torture à laquelle j’ai
été soumis durant l’année 95/96 par les officiers du SHAT, « au rang desquels se
trouvait, d’ailleurs, le chef d’état-major du SHAT »
(le lieutenant-colonel Benoît DELEUZE) comme l’atteste son collègue
SOUCHET dans un rapport accablant du 20 septembre 1996 ;
-
les menaces du général MOURRUT et du colonel DICHARD envers
l’officier SOUCHET pour le suborner (en cheville avec le
capitaine de gendarmerie de Vincennes et le gendarme BERKANI) pour
qu’il altère « son
attestation sincère et véritable », à charge contre
l'officier DELEUZE et ses acolytes ;
- le refus catégorique de l’officier SOUCHET
d’exécuter cet ordre manifestement illégal, dénonçant cette
subornation - qui plus est par un général
- dans un second rapport du 25 septembre 1996 ;
-
les détournements des fonds publics - et
l'existence d'une caisse occulte au SHAT - au profit de ce même général,
qui corrompait, dans l’exercice de leurs fonctions, mes
subordonnés du bureau budget-finances ; ces agents étant
contraints de voler dans la caisse de l'établissement pour lui ;
-
le plan d’action 1996 du 18 décembre 1995, du
lieutenant-colonel SOUCHET, responsable du budget (dont j’étais
l’adjoint), qui appelait instamment l’attention du général
sur, je cite : « la
situation budgétaire du SHAT est tout à fait anarchique –
aucun suivi budgétaire – comptabilité approximative – défaut
de gestion », etc.,
exhortant le général à changer de fonctions les agents précités sinon
il demanderait à quitter le SHAT pour ne pas être complice de
ces vols ;
-
l’existence au SHAT d’un magasin clandestin - à la
disposition du général - tenu par un sous-officier, avec moult
boissons alcoolisées (452 bières, 18 whiskies, 34 champagnes,
etc.)
, dépôt illicite échappant à tout contrôle de
l’Etat ; délits
connus par l’état-major de l’armée de terre, le ministère
de la défense, l’hôtel Matignon, la Cour des Comptes et la
justice que j’ai alertés ;
- le recel des preuves par les services du général
d’armée MERCIER, chef d’état-major de l’armée de terre,
et du contrôleur des armées CONORT, directeur de la fonction
militaire et du personnel civil, qui ont sciemment violé
l'article 40 du code de procédure pénale, d’abord en couvrant
les tortionnaires du SHAT, puis en ne transmettant pas au
procureur de la République de Paris les preuves des crimes et délits
dont ils avaient connaissance : alors
qu’ils en avaient l’obligation ; preuves également détenues
par le tribunal administratif et la cour administrative d’appel
de Paris.
-
la corruption de mon premier avocat par M. LEFEBVRE du ministère
de la Défense, qui avait des « entretiens téléphoniques »
- à
mon insu - avec mon
conseil pour l’inciter à exercer des pressions sur moi pour que
j’accepte un déplacement négocié en sous-main. J’ai été
contraint de récuser cet avocat qui a reconnu - par
écrit - ses entretiens téléphoniques secrets
avec M. LEFEBVRE ;
-
les excès de pouvoir du directeur CONORT qui a décidé – EN SON NOM – de me relever de mes fonctions alors que seul le ministre pouvait décider
, parce
que j’ai osé dire STOP après un an de calvaire - qui plus est
dans une lettre privée - au citoyen DELEUZE. Cette décision est
entachée d'un vice de forme qui met à bat toute la procédure
engagée contre moi ; ce directeur ne bénéficiant que d'une délégation de signature
pour authentifier l’acte, ce qui n'est pas un transfert
de pouvoir ;
-
ma présentation devant un conseil de discipline irrégulièrement
composé et totalement inféodé ;
-
le refus de M. DENUDT, président de ce conseil, de lire aux
autres membres les preuves à charge contre les officiers du SHAT,
notamment les rapports du lieutenant-colonel SOUCHET et le
compte-rendu de ma subordonnée, Mlle HASCOËT, attestant la
falsification de mon avancement et son incitation à la
discrimination raciale à mon endroit par le chef d'état-major
DELEUZE ;
-
l'occultation des aveux de Mlle HASCOËT, toujours par M. DENUDT,
qui a reconnu, je cite : « J'ai
été manipulée par la hiérarchie contre Monsieur YOYOTTE » ;
-
le second excès de pouvoir du directeur CONORT qui m'a interdit -
par
écrit - de faire appel
d'une sanction arbitraire de déplacement qui m’a été infligée,
près le Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat
placé sous l’autorité du Premier ministre ; droit
qui m’est reconnu par la loi ;
-
l’envoi par M. DENUDT précité, sous-directeur à la Défense, d’un
message à la Direction centrale des travaux immobiliers et
maritimes (DCTIM) où j’avais été viré, ordonnant de me
brimer ;
-
le refus et les mensonges des fonctionnaires du ministère de la défense
et de M. BALLANGER de la DCTIM de me fournir le vrai message,
c’est-à-dire celui
sorti du télétype de la DCTIM ;
-
les mensonges de M. JAUD du ministère de la défense à la
Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) que
j’avais saisie, jurant – au nom du ministre – que je réclamais
l’original du message émis, alors que je
demandais la copie sortie du téléimprimeur de la DCTIM ;
-
mon licenciement, le 3 mars 1997, parce que, eu
égard aux termes de ce message, j’allais inéluctablement me
faire descendre à la DCTIM, m’appliquant alors LE DROIT
DE RETRAIT prévu par la
loi (reconnu à un agent public) ; ma santé physique et
psychique étant gravement en danger ;
-
les mensonges à la justice de Mmes NOSSOVITCH et COHADON,
administrateurs civils au bureau contentieux du ministère de la défense,
qui ont eu le culot d’affirmer – au
nom de leur ministre –dans
leur mémoire n° 9709901/DEF/DAG/CX.1 du 25 juillet 1997 au
tribunal administratif de Paris que j'avais saisi, je cite : « J’observerai
que Monsieur YOYOTTE se plaint d’avoir été victime
d’ostracisme durant son affectation au Service historique de
l’armée de terre sans avoir jamais fourni la moindre
preuve »
alors que ces
fonctionnaires disposent de toutes les preuves ;
-
le rejet de mon recours par le tribunal administratif de Paris
alors que
les juges disposaient des preuves de la torture à laquelle j’étais
soumis par DELEUZE et consorts ;
- le mépris
de M. RICHARD, ministre de la défense, qui, alerté en 1998 par
Mme PEULVAST-BERGEAL, député de sa majorité, sur le racisme
dont j’ai été victime, a couvert les officiers coupables ;
-
la défausse de M. PRADEAUX, chef de cabinet de M. JOSPIN, Premier
ministre, qui, alerté par le président d’une association pour
qu’il intercède auprès de M. JOSPIN, a estimé que tout avait
été fait contre moi : « dans
le strict respect des droits de la défense », me réexpédiant vers la
justice, alors que M. JOSPIN fustigeait à l'Assemblée le « jeu
de défausse » de ses prédécesseurs ;
- la disparition de mon second avocat avec mon
dossier alors qu’il est toujours inscrit au barreau de Paris, ne
répondant pas à une correspondance de la cour administrative
d’appel que j'avais saisie - et la désinvolture de mon
troisième avocat qui, plus préoccupé de savoir si je pouvais le
défrayer, ne m’a pas associé à ma propre défense, ne
m’avertissant même pas du jour de l’audience, etc., etc.
*
* *
Madame TOLINOS, en vous
renvoyant purement et simplement ma lettre du 10 mai 2004 – comme vous l’affirmez dans votre correspondance du 4 août 2004
- le président de la République
française n’aurait également pas été « préoccupé »
par la main mise des fonctionnaires sur l’appareil de l’Etat -
et la défausse de ses ministres - alors qu’il avait fermement exhorté la haute administration, lors
de ses vœux 2003, à faire preuve de plus de justice envers les
usagers ?
Le président de la République,
qui a voulu la création d’une Haute autorité de lutte contre
les discriminations et pour l'égalité, n’aurait donc pas été
« préoccupé » par la torture, le racisme, la diffamation, etc., auxquels j'ai été
soumis - durant une année - par des officiers dont un général ?
De même - et après le
retentissant procès d’Outreau où des honnêtes gens ont été
embastillés pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis - le
président de la République, gardien des institutions, le premier
magistrat de France, ne se serait pas senti « alarmé » par cette dérive,
et notamment par :
- l'application de la loi en
France par les juges de la cour administrative d’appel de Paris
qui ont légitimé les crimes et délits dont j'ai été victime -
et l'antisémitisme que j'ai dénoncé ;
- le verdict de ces juges
qui - disposant des preuves graves
et concordantes à charge contre les officiers coupables
- ont placé DELEUZE sur un piédestal,
rejetant mon recours au motif que j’avais « gravement mis en cause l’honorabilité de mon
supérieur hiérarchique »
parce que, n’en pouvant plus - et pour faire stopper cette
barbarie - j’ai adressé une lettre privée à ce tyran, lui
disant : « Compte tenu de vos propos, vous êtes un être abject et
répugnant. » Tout de même : relations sexuelles avec ma
fille ! Je regrette de ne
lui avoir pas fait ravalé son fiel souillé !
Ainsi, adresser une lettre
personnelle - donc empreinte du
secret de la correspondance privée -
à un tortionnaire qui me martyrisait et colportait cette
abominable rumeur sur ma fille et sur moi, c’est mettre « gravement
en cause l’honorabilité de mon supérieur hiérarchique » ! Ma fille et moi, nous
n’avons pas d’honorabilité ! Cette sentence fera date
dans les annales de la justice française… C'est le fondement même
de l'Etat de droit, protecteur des plus faibles, qui a été renié
par des juges !
Nous sommes bien en France. Normalement, les juges instruisent à charge et à décharge. On
dit bien procès équitable et délai raisonnable. Que l'on soit
juge ou simple quidam, on n’a donc pas le droit de couvrir les
auteurs de crimes et de délits. Le faire, c’est transgresser la
loi ! Et c'est le cas !
L’épuration
ethnique a encore frappée dans l’armée ! Ces procédés s'apparentent à la doctrine ayant
inspiré les nazis ! Cette pire forme de discrimination et de
répression, que ne renieraient pas les régimes totalitaires,
rappellent les heures les plus sombres de l'histoire de l'humanité
et de la France !
*
* *
Arrêtons-nous
un instant sur tout ce qui précède. Vouloir balancer un homme, un
être humain, un semblable
dans UN LOCAL DEBARRAS tel un déchet, est un crime ! L’article
16 du Code civil français est on ne peut plus clair : « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à
la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès
le commencement de sa vie. » Et alors ! Et ma fille !
Et moi ! Sommes-nous à ce point méprisables pour mériter
un tel châtiment !
De plus, menacer et calomnier cet homme, dès son arrivée dans son établissement - la préméditation est patente - le
rejeter et le torturer durant toute une année parce qu’il est noir, vomir une sale rumeur
disant qu’il a des relations sexuelles avec sa fille, frapper
celle-ci au point qu’elle s’écroule risquant de succomber et
assimiler le fichier créé sur les juifs à un banal fichier de
personnel sont donc des
procédés tout à fait légaux pour des juges, ici en France ?!
A l’évidence,
pour ces juges, ma fille et moi nous ne sommes que des déchets !
DELEUZE et ses acolytes MOURRUT, DICHARD, ainsi que les agents du
SHAT – dont mes propres subordonnés – qui ont été soudoyés
pour rédiger des faux témoignages sur moi, sont au-dessus des
lois de la France ! Dès lors, ils devaient - légalement
- me torturer et je n'avais surtout pas le droit de dire stop !
Ce
n'est ni en Afghanistan ni en Irak ou dans un pays dictatorial que
ces crimes ont eu lieu, mais bel et bien dans l'armée française
! Oui, c'est en France, le pays dit des « Droits de l'Homme
», le pays qui a inscrit ces préceptes intangibles dans sa
constitution et qui a pour devise Liberté,
Egalité, Fraternité gravés aux frontons de ses édifices. Il est vrai que la France est régulièrement
condamnée pour violation des Droits de l'Homme ; 76 fois en 2003, ex aequo avec la
Turquie…
Ici, en France, il existe
une Société Protectrice des Animaux. Ils sont donc défendus par
les lois de la République. Pour ma fille et pour moi, c’est le
néant, le chaos… Nous ne sommes même pas considérés comme
des bêtes… A l’aune du troisième millénaire, un nègre
n’a toujours pas de droits…
Par cette sentence
incroyablement partisane, ces juges m’ont réduit au rang
d’esclave, réintroduisant les privilèges dans l’armée française
! DELEUZE est un seigneur ! Il a droit de vie et de mort sur
moi puisqu’il est « supérieur hiérarchique » !
C’est hallucinant ! Et on laisse faire…
Madame la
chef de service, parlons d’Europe. L’Assemblée générale,
dans sa résolution 39/46 du 10 décembre 1984 (entrée en vigueur
le 26 juin 1987, signée par la France le 4 février 1985, ratifiée
le 18 Février 1986, et s’agissant de la Convention contre la
torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants),
dispose, en son article premier :
« Aux fins de la présente Convention, le terme « TORTURE
» désigne tout acte par lequel une douleur ou des
souffrances aiguës physiques
ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins
notamment... de l'intimider ou de faire pression sur elle..., ou
pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination
quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle douleur ou de
telles souffrances sont
infligées par un agent de la fonction publique
ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son
instigation ou avec son consentement exprès ou
tacite. »
En outre,
et selon l’article 3 de la Convention européenne des droits de
l'Homme : « Nul ne peut être soumis à la torture et à des
traitements dégradants et humiliants. »
Par ce verdict d’un autre
âge, c’est ma vie, mon existence toute entière, bref MON
MOI qui ont été anéantis
par ceux qui étaient censés me protéger ! Un chien aurait mérité
plus de respect que moi !
*
* *
Halte-là
me direz-vous ! « Ca
ne vous regarde ! On vous a dit de prendre : vous prenez !
»
comme
me l’avait balancé Mme SARRET de votre service, alors que je
lui démontrais, preuves
à l’appui, que le
ministère de la défense était incapable de déterminer - avec
toute la précision légale requise - la somme exacte que je
devrais. Je vous rappelle qu’il m’a été réclamé trois
sommes différentes.
Madame
TOLINOS, je vous signale pour la dernière fois que ce ministère
me doit un rappel de traitement, depuis le 1er août
1996, suite à ma
promotion au grade supérieur ainsi qu’un reliquat de mes congés
que je n’ai pas pris et qui doivent m’être payés. C’est la loi (1). Ces deux sommes
conjuguées venant évidemment en déduction de celle qui m’est
réclamée. Cela coule de source !
(1)
Rectificatif : si j’ai droit au rappel de traitement, ce
n’est pas le cas pour les congés. Je l’ai appris plus tard.
Enfin,
je vous rappelle aussi que ce ministère a reconnu – par
écrit – me devoir le rappel précité, même si les fonctionnaires en
charge de cette affaire ont eu le culot d’arguer plus tard au
tribunal administratif que je n'avais droit à rien, étant… en
service détaché… dans le même ministère alors qu’ils
m’ont reclassé ! C’est encore un mensonge ! Tout
fonctionnaire a droit au traitement de son grade - qu’il soit détaché
ou pas - à partir du moment où il se trouve en
position d’activité !
Alors
je vous rétorque, Madame, que je n’ai jamais écrit au président de la République par lettre
du 10 mai 2004
comme vous le prétendez, mais au président du tribunal
administratif de Paris avec copie à votre ministre, M. SARKOZY ! Relisez ma lettre et
regroupez les pièces !
Par contre, c’est le
candidat à l’élection présidentielle de 1995, M. CHIRAC, qui
m’avait contacté, par le truchement de M. JUPPÉ, pour
participer au financement de sa campagne. De GAULLE, la France,
les valeurs, etc. 1000
francs par-ci, 300
francs par-là, 250
francs par-ci, etc., ont
été ma contribution à la réalisation de la grande œuvre de
toute une vie de M. CHIRAC. Pour votre information, je vous joins
les deux lettres de remerciements de M. JUPPÉ au nom de M.
CHIRAC.
J’ai cru en M. CHIRAC et l'ai appelé au
secours. Il m’a « oublié… » Or, candidat à sa réélection,
il a déclaré - devant les Antillais vivant en France - je cite :
« Devant vous je m’engage à mener un
combat sans relâche pour que la couleur de la peau ne passe plus
jamais avant celle du cœur.
J’AI BESOIN DE VOUS ! »
Il a eu besoin de moi. J’ai
répondu immédiatement présent et même plus mais cela est
une affaire entre lui et moi !… A l’évidence les engagements
du candidat ne sont plus celles du président !… Mais il paraît
que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. En
clair, M. Jacques CHIRAC m’aurait menti ? Si tel est le
cas, c’est nul ! Je n’ose y croire…
Alors pour lui rappeler ses engagements, je lui ai
adressé, en septembre 2003, une lettre sur le net, au lien
suivant : http://perso.club-internet.fr/dbminos/libreinfo/plaquette03_46.htm
Il a promis ! La balle n'est plus dans mon
camp mais j’ai le sentiment d’avoir été pris pour un pigeon
!
Qui
a déclaré, le 15 octobre 2001 à l’UNESCO : « Le devoir des politiques
est de faire prévaloir l'intérêt des hommes » ? :
M. Jacques CHIRAC. Qui a dit : « Nous sommes tous égaux devant la loi. Pour les serviteurs de la loi
comme pour tous les citoyens, l'impunité de ceux qui bafouent la
loi est aussi décourageante qu'insupportable » ? :
Encore M. Jacques Chirac, en 2002.
Ces paroles sont belles. La
question est de savoir si ceux qui bafouent la loi sont traqués
sans relâche et sanctionnés, notamment dans l'armée française.
NON ! Et tout le monde le sait ! Le président de la République
est le chef des armées. Il a donc toute l’autorité légale
pour ordonner qu'une enquête soit diligentée sur cette sale
affaire : comme il l'a fait pour Monsieur JUPPÉ. On verra alors. A suivre…
Par ailleurs, qui a écrit :
« La responsabilité est le fondement même de notre République. Sanctionner au sein même de l'Administration la passivité
voulue, obliger à réparer les conséquences d'une attitude
irresponsable dans l'exercice professionnel paraît une exigence
de bon sens, et qui surtout a besoin d'être rappelée ? »
:
Mme ALLIOT-MARIE, ministre de la défense, à la page 223
de son ouvrage intitulé : « la République
des irresponsables. »
Alors je dis chiche à
Madame ALLIOT-MARIE ! C'est bien de dénoncer. C'est mieux de
passer aux actes. Destinataire de la présente, on verra aussi…
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