CET OFFICIER MANIPULAIT MA SUBORDONNÉE Marie-José HASCOËT CONTRE MOI. IL S'EST INGÉRÉ EN DOUCE DANS MA DIVISION, FALSIFIÉ MON AVANCEMENT AU GRADE SUPÉRIEUR POUR NUIRE A MA CARRIÈRE ET FAIT UN TRI SÉLECTIF EN FAISANT CONSTATER A SA COMPLICE QUE LES DEUX FONCTIONNAIRES QUI CONCOURAIENT ÉTAIENT DEUX NOIRS (DONT JE SUIS), CE QUI N'AURAIT PAS D'INCIDENCE SUR LES AUTRES AGENTS !
J'AI ENTENDU CES PROPOS INFÂMES, QUI M'ONT ÉTÉ CONFIRMÉS PAR MllE HASCOËT ET ATTESTÉS DANS UN RAPPORT DE CE FONCTIONNAIRE, MÊME SI CELLE-CI TENTE DE DÉDOUANER SON CORRUPTEUR !
DE
PLUS, CET OFFICIER COLPORTAIT UNE SALE RUMEUR DISANT QUE J'AVAIS DES
RELATIONS SEXUELLES AVEC MA FILLE !
J'APPELAIS ÉGALEMENT L'ATTENTION SUR LE DISCOURS ABJECTS DU COLONEL Michel DICHARD QUI AVAIT ASSIMILÉ - LORS D'UNE RÉUNION - LE FICHIER CRÉÉ SUR LES JUIFS EN 39/45 A UN BANAL FICHIER D'ARRIÉRÉS ET SUR LA CIRCULATION DU JOURNAL Présent DANS L'ÉTABLISSEMENT.
CE QUOTIDIEN AXÉ SUR LES JUIFS, FAISAIT L'APOLOGIE DE LA COLLABORATION ET CRACHAIT SUR NOS INSTITUTIONS.
MAIS LE PLUS GRAVE EST QU'UN SOLDAT D'OBÉDIENCE JUIVE AVAIT APPELÉ MON ATTENTION - EN MA QUALITÉ D'ADJOINT DU CHEF DU PERSONNEL - DES VELLÉITÉS D'UNE FONCTIONNAIRE DE MONTER UN FONDS HISTORIQUE AU SERVICE HISTORIQUE DE L'ARMÉE DE TERRE AVEC CES JOURNAUX.
DÉMASQUÉE, CETTE FONCTIONNAIRE S'EST DÉBARRASSÉE DE CES JOURNAUX QUE J'AI RÉCUPÉRÉS ET QUI SONT TOUJOURS EN MA POSSESSION.
J'AI ALERTÉ LE GÉNÉRAL Jean-Louis MOURRUT, CHEF D'ÉTABLISSEMENT.
IL M'A ENVOYÉ PAÎTRE EN ME GUEULANT :
"Tous les journaux sont autorisés dans l'armée !"
LE CITOYEN FRANÇAIS QUE JE SUIS POSE DONC LES QUESTIONS SUIVANTES AUX AUTORITÉS DE SON PAYS, NOTAMMENT LES JUGES DU CONSEIL D'ÉTAT QUI M'ONT DONNÉ TORT D'AVOIR ÉCRIT CETTE LETTRE PRIVÉE, LÉGALISANT LES ABOMINATIONS QUE J'AI SUBIES DE LA PART DE DELEUZE !
A-T-ON LE DROIT D'ARCHIVER POUR LA POSTÉRITÉ DANS UN ORGANISME MILITAIRE - DONC DANS UN ORGANISME D'ÉTAT - DES JOURNAUX DE CE TYPE ?
QUE FALLAIT-IL FAIRE POUR METTRE FIN AUX AGISSEMENTS CRIMINELS DE DELEUZE A MON ENCONTRE ? |
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Monsieur
Lucien YOYOTTE
A Paris, le 15 septembre 1996 Fonctionnaire
d’État, Secrétaire
administratif de classe
Transmis en recommandé avec A.R. supérieure,
responsable de formation au Service
historique de l’armée de terre domicilié
: 6, Avenue de la Porte Pouchet 75017
PARIS à Monsieur
Benoît DELEUZE Officier,
lieutenant-colonel, chef d’état-major du Service
historique de l’armée de terre BP : 107 00481
ARMÉES. Monsieur, «ON
NE POURRA PAS ME TAXER DE RACISTE, CE SONT TOUS LES DEUX, DEUX PERSONNES DE
COULEUR !» Tels
sont les propos que vous avez tenus, fin juin 1996, à deux agents civils de
catégorie «C», dont Mlle Marie-José HASCOËT, dans le bureau de gestion du
personnel civil du Service historique de l’armée de terre ; propos
entendus de mes «propres oreilles», alors que je m’apprêtais à rentrer
dans ledit bureau. Ne sachant pas de quoi il s’agissait, je n’y ai pas
totalement porté attention. Quelques
jours plus tard, Mlle HASCOËT, Adjoint administratif de 2ème classe, chargée
de la gestion du personnel civil du Service historique de l’armée de terre me
précisait, en présence d’un autre agent, que les propos ci-dessus indiqués,
et tenus par vous : Monsieur DELEUZE, lieutenant-colonel, chef d’état-major
du Service, concernaient : -
Mlle X.. , fonctionnaire de catégorie «B», en fonctions au Service historique
de l’armée de terre, qui présente l’aspect physique suivant : NOIR, et ; -
Moi-même, né le 10 avril 1948, en Martinique (département d’outre-mer) ;
aspect suivant : BRONZÉ ; au
sujet de mon rang de classement par rapport à celui de ma collègue, pour l’avancement
au grade supérieur. Malgré
la connotation raciste de vos propos, dont nous reparlerons plus loin, je me
permets de vous faire observer que, le fait d’intervenir «en douce» auprès
de subordonnés qui ne sont pas placés sous votre autorité, mais dépendent
hiérarchiquement et directement de l’officier (lieutenant-colonel), chef de
la division soutien, qui se trouve être également mon chef de service et, qui
plus est, est l’autorité investie par instruction réglementaire de la
gestion du personnel civil du Service, ne peut être qualifié que d’ingérence. Monsieur
vous avez outrepassé le droit et voulu corrompre un subordonné en lui faisant
faire UN FAUX.
Vous vous êtes démasqué. Le but que vous poursuivez, depuis mon arrivée dans ce
Service, est enfin mis au grand jour. Les
documents en ma possession, écrits par vous et par d’autres, qui prouvent de
manière sans équivoque ce que je dis seront, très bientôt, transmis à qui
de droit. Compte
tenu de vos propos, je constate que les critères d’avancement au Service historique de
l’armée de terre reposent essentiellement sur la couleur de la peau des
candidats ; en quelque sorte, il y a ceux qui sont de couleur, donc de race
inférieure et les autres qui ne sont pas de couleur, donc de race supérieure !
Quelle aubaine cette fois-ci, ces gens de race inférieure concourent
entre eux, donc cela n’a pas d’incidence pour les autres de race supérieure
! Monsieur,
vous êtes un être abject et répugnant. Peut être que vous ne le savez pas,
mais je vous signale que nous vivons dans un pays de droit et les lois de ce
pays réprouvent ce genre de dérive verbale. J’ajouterai que le département
français, dont les athlètes ont obtenu le plus de médailles aux jeux
olympiques, en 1996, à Atlanta, est essentiellement composé de gens de couleur
! Que
pensez-vous de l’hommage rendu à ces gens de couleur par le
Président de la République en personne ? Méritent-ils la Légion d’Honneur
ou l’Ordre National du Mérite qui leur a été remis à cette occasion au
palais de l’Élysée ? Sont-ils représentatifs de l’autre frange de la
population française qui n’est pas de couleur ? Alors
le citoyen français que je suis (la Martinique, mon département d’origine, a
eu l’honneur d’accéder à la départementalisation depuis exactement 50
années), se bornera à vous citer celle n°83-634 portant droits et obligation
des fonctionnaires du 13 juillet 1983, modifiée par celles n°87-529 du 13
juillet 1987 ; n°90-602 du 12 juillet 1990 ; n°91-715 du 26 juillet 1991 ;
n°92-108 du 3 février 1992 et n°92-1179 du 2 novembre 1992. Ces
lois ont été insérées à l’édition méthodique du Bulletin Officiel des armées
n°350* (tome I - pages 25 et suivantes) ainsi, vous ne pourrez pas dire que
vous ne le saviez pas sinon, l’adjudant-chef que j’étais (près de 25 ans
sous l’uniforme), serait en droit de se poser de sérieuses questions sur un
tel niveau d’inculture, d’autant plus que vous avez exercé les fonctions de
chef de la division soutien et eu, à ce titre, à administrer directement le
personnel civil du Service. Alors,
je me permets de parfaire vos connaissances dans ce domaine ; l’article 6
(modifié par la loi du 12 juillet 1990, complété par celle de 2 novembre
1992) de la loi du 13 juillet 1993 stipule que : «GARANTIES
: La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction
ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions
politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur sexe, de leur
état de santé, de leur handicap ou de leur appartenance ethnique.» Alors,
Monsieur, je suis profondément choqué et en colère de ne pouvoir vous faire
ravaler votre fiel souillé et que de telles insanités puissent être
proférées par un officier supérieur, en exercice, dans l’enceinte d’un
organisme d’État, et devant des agents subalternes que vous avez essayé de
railler à votre xénophobie. C’est
la première fois, en 30 années de présence en France métropolitaine, toutes
passées dans l’institution militaire, que quelqu’un ose délibérément
faire état de l’inégalité de ma race à travers la couleur de ma peau. Monsieur,
j’avais une certaine idée de notre armée et de ses cadres officiers et
sous-officiers (dont j’étais) mais je n’ai jamais, lors de mes 12 mutations
successives (soit une tous les deux ans et demi, ce qui m’a permis de voir d’autres
horizons plus propres que ceux que vous proposez dans ce Service), été en
présence d’un officier qui bafoue autant les lois ; officier supérieur de
surcroît qui, en principe, devrait posséder l’ouverture d’esprit, l’intelligence
et les qualités foncières, valeurs qui sont prônées dans notre institution. Monsieur,
vous êtes indigne de porter l’uniforme et vous avez jeté l’opprobre sur la
corporation militaire qui, heureusement, n’est pas composée de gens de votre
acabit. Je
crois pouvoir dire que ma famille et moi nous participons autrement que vous à
la vie de la Nation. Je ne vous citerai que ceci : Savez-vous que deux de mes
oncles se sont portés volontaires pour défendre les couleurs de la France en
Indochine, puis en Algérie ? Il est vrai que pour moi, cela ne s’arrête qu’en
ce qui concerne le travail bien fait, dans le respect des lois de mon pays ; oui
de mon pays... Vous,
Monsieur le lieutenant-colonel DELEUZE, qu’avez-vous à proposer de concret,
autre que votre action raciste ? Je vous rappelle que vos fonctions de chef d’état-major
du Service historique de l’armée de terre et d’adjoint au Commandant
militaire du château de Vincennes, qui ont été déterminées par la note de
service n°9271/DEF/EMAT/SH/SH/D du 4 septembre 1995, vous désigne comme étant
celui qui, je cite : «Coordination
des activités : le chef d’état-major organise toute activité
requérant la mise en commun de moyens des différentes divisions, ainsi que les
réunions internes au Service historique de l’armée de terre. Il suit les
travaux des différentes commissions afin d’être informé des activités qui
en découlent ou des répercussions sur la vie et le budget du Service...» Monsieur,
par delà votre personne, je pose la question suivante à ceux qui ont confié
de telle responsabilité de coordonnateur, donc de rassembleur, à un homme dont
le cœur est plein de haine envers une catégorie de personnes parce qu’elles
sont physiquement différentes : Monsieur DELEUZE est-il vraiment l’homme de
la situation ? Sait-il
que Mlle HASCOËT, ci-dessus nommée, s’est spontanément «répandue» en
regret, remords et repentir à mon égard ? Intrigué par une telle démarche, d’autant
que la sincérité de cette contrition ne pouvait être mise en doute, celle-ci
s’étant déroulée en présence d’autres collègues. Je fus surpris d’apprendre
de la bouche même de l’intéressée qu’elle m’avait «chargée» auprès
de la hiérarchie (c’est le terme employé) de tous les maux de la terre...
Cependant, elle a refusé de me faire des excuses écrites... Que
pense- t-il de la cabale montée contre moi depuis mon arrivée dans ce Service
? ; cabale dont l’apothéose est la rédaction d’un rapport adressé aux
autorités supérieures (copie en ma possession) par un personnel militaire,
dans lequel il est indiqué que j’étais : «(PERSONA) NON GRATA», ce qui signifie : «PERSONNE
INDÉSIRABLE» Je
suis stupéfait de constater qu’un agent, fusse-t-il militaire, ose écrire qu’un
autre agent était INDÉSIRABLE dans un organisme d’État ! Même un chien
aurait été mieux traiter que moi ! Alors
que j’ai, d’emblée, et le plus naturellement, indiqué à mes collègues
civils et militaires que moi-même j’étais un ancien militaire de
carrière... Je suis écœuré et soyez en sûr, nous reparlerons de cette
affaire, le moment venu. Est-il
informé que le quotidien Présent qui propage la haine raciale, surtout
envers les personnes de confession israélites, circule au sein du Service
historique de l’armée de terre ? Quelques exemples : -
n° 3612 du 25 juin 1996 : «LE PEN porte le détail devant la Cour
européenne... Les scandaleuses conditions de détention de Paul TOUVIER...
CHIRAC le laisse mourir en prison sans soins appropriés...» -
n°3621 du 6 juillet 1996 : «l’inquisiteur AIDENBAUM contre Présent...» -
n°3633 du 24 juillet 1996 : «l’union des étudiants juifs de France exige
de
CHIRAC la tête du préfet MARCHIANI. Son crime ? Avoir invité le maire
élu de Toulon à participer à des cérémonies officielles à Toulon ...» -
n°3628 du 17 juillet 1996 : une sélection de livres faisant l’apologie de l’extrême
droite, disponibles : «sinon chez les libraires communistes et
assimilés ou analphabètes ; du moins à Difralivre». (Combat pour mon
pays de Bernard ANTONY - L’affaire TOUVIER de Jacques
TRÉMOLET DE VILLERS - PÉTAIN et les Américains de Jacques Le GROIGNEC
:
l’auteur s’est donné pour mission de réhabiliter la mémoire souillée du
Maréchal PÉTAIN, pour réécrire l’histoire à l’endroit. - Ni
droite ni gauche... Français de Samuel MARÉCHAL - le Front national de
la jeunesse. L’impulsion principale). Etc. Sait-il
que lesdits journaux (31 exemplaires exactement - journaux correctement pliés,
ce qui tend à prouver un abonnement régulier) sont échangés entre certains
agents civils et militaires et se retrouvent en fin de chaîne dans les
poubelles de la direction du Service et ont été récupérés par moi, le 27 août
1996, à 9h30 exactement ? Que
pense-t-il de cette phrase prononcée par un autre officier supérieur du
Service, le 25 juillet 1996, au cours d’une réunion (à laquelle je
participais), ayant pour objet la prise en compte (ou non) des doléances de
subordonnés cherchant à améliorer leur travail par le biais de bases de
données informatiques ; réunion mettant en présence des personnels civils et
militaires ; je cite : «Ce
n’est tout de même pas le fichier des juifs !» Je
ne porte aucun jugement sur cette personne, mais je m’interroge sur l’occasion
et le bien fondé de tel propos. Par
ailleurs, lorsque vous «ouvrez votre cœur» à certains de mes collègues, en
ces termes : «Pourquoi Monsieur YOYOTTE est-il réticent à me serrer la main ?» Je
vous dis, Monsieur, que votre veulerie n’a d’égal que votre hypocrisie ; vous risqueriez de vous salir les
mains au contact des miennes ; elles déteignent et vous attraperiez la maladie
de la main de couleur de YOYOTTE ! Percevez-vous
tous les dégâts psychologiques qu’une telle entreprise de démolition peut
avoir sur celui qui n’arrête pas de se poser, jour et nuit, la question
suivante :
«Qu’a-t-il
fait de tellement répréhensible pour mériter ce rejet ?» Il
faudra bien que cela s’arrête un jour et que justice me soit rendue, car
toute cette méchanceté - GRATUITE - a détruit ma joie naturelle. Alors, Monsieur DELEUZE, je vous informe donc, en face et sans détours, que je porte plainte contre vous pour les propos à connotation raciste que vous avez proférés, fin juin 1996, à mon encontre, sur mon lieu de travail ; les autres méfaits verront très bientôt leur épilogue ; croyez-en ma détermination.
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